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Tout sur chaque événement
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Métro de la Savane
Montréal
2013
Décembre 2013
La revue Sofa Déco fait paraître un numéro Hors série (vol 5 no 1) intitulé Architecture d’exception au Québec - 12 régions - 15 maisons - 12 artistes. Pour la région Centre-du-Québec, on a choisi de parler de mon travail de photographe.

Le texte plus lisible

Parce qu’il a toujours fait de la photo, François-Régis en parle avec bonheur, et les mots se succèdent sans peine dans sa bouche. Ancien professeur de français langue seconde, il s’exprime avec une grande verve et pige dans son abondant vocabulaire pour décrire précisément ses états d’esprit. « Je suis né avec un appareil photo en main! » s’exclame-t-il avec conviction. Et c’est grâce à un oncle adoptif. Un homme instruit, né juste avant le XXe siècle, qui emmenait l’enfant fasciné en expédition, lui faisant découvrir non seulement la photo, mais l’organisation des choses, l’élégance des objets, la fluidité des contours. Né d’une maman infirmière et d’un papa boucher sans grands moyens, le jeune François-Régis a senti le besoin de poursuivre une quête d’harmonie. Contournant les barrières sociales, il a fait fi des conventions de l’époque. Inspiré par une saine admiration de son modèle, il a pris son destin en main et en a fait une réussite.
Lumière Dès sa préadolescence, il trimballait donc l’instrument partout, capturant au hasard d’un détour une image, une impression. Un soir du mois d’août d’une année bien lointaine, il a compris que, pour combler son besoin de s’exprimer, il pourrait toujours compter sur la photographie. Sur le lac des Fées, près de Gatineau, se sont manifestées dans le brouillard d’un coucher de soleil d’été des ombres magnifiques, telles des ombres chinoises, qu’il a réussi à capter sur pellicule. « Ça m’a bouleversé, c’est comme si j’avais découvert la poésie! » se rappelle-t-il avec émotion.
François-Régis, passionné, a par la suite installé un laboratoire dans son sous-sol pour y développer ses propres photos en noir et blanc, jouant ici avec la lumière, là avec le cadrage. Ses séances photo étaient intenses : prenant des notes sur les éléments techniques, il ramenait son travail chez lui, puis l’analysait avec gravité. Et le passage au numérique dans tout ça? « Les premiers appareils n’étaient vraiment pas performants, alors j’ai dû attendre qu’ils en sortent de meilleurs avant de m’investir réellement », raconte-t-il, précisant avoir toujours été très au fait des nouveaux produits et des avancées technologiques. En 2003, il a fait le saut. Pour lui cependant, rien n’a changé réellement puisque, numérique ou mécanique, l’appareil ne fait que prendre la photo. Le véritable artiste, lui, reste concentré sur les méthodes, le cadrage, la luminosité et le mouvement. Alors, ça n’a vraiment rien changé? « Ça m’a permis de prendre plus de photos depuis 2003 que j’en avais pris entre 1964 et 2003! » dit-il en riant.
Retour en arrière La série Cubes, sphères et autres formes met l’accent sur les droites et les courbes accouchées par l’homme. Ses photos des bâtiments de verre du centre-ville de Montréal qui pointent vers le ciel comme des flèches en sont un parfait exemple. Mais d’où vient cet intérêt pour les formes? « C’est un peu un retour aux sources », commence-t-il. Au cours des dernières années, François-Régis a travaillé en collaboration avec une comédienne de théâtre. Celle-ci cherchait à illustrer son propos à l’aide d’images et, de fil en aiguille, le photographe en est venu à s’impliquer à fond dans le projet. La pièce Le Portier de la gare Windsor, qui raconte l’histoire d’un architecte sud-américain immigrant au Québec, a permis à François-Régis d’exposer des photographies prises au sud de l’équateur il y a plusieurs années : de sublimes images en noir et blanc montrant des bâtiments, des places et des quartiers de grandes villes du continent.
Images d’aujourd’hui François-Régis s’est réapproprié la ville de Montréal en la parcourant lentement, à la manière d’un touriste, et en capturant les bâtiments d’ici. Son appareil photo en main, il s’est concentré sur l’exploration des formes géométriques créées par l’homme : des fenêtres carrées, des tuiles rectangulaires, des sphères plus que parfaites. Et ne vous y trompez pas, les images sont bien réelles! « Il n’y a rien de trafiqué là-dedans! » s’exclame-t-il avec fougue. Les cieux sont vraiment colorés de teintes de gris ou de bleus métalliques, les gouttes d’eau sont vraiment distribuées avec grâce sur le plafond de verre d’un hall d’entrée, les rayons projetés sur les vitres immaculées des gratte-ciel de la métropole sont vraiment lumineux…
Où les pas de François-Régis le mèneront-ils maintenant? Vers un désert du continent sud-américain ou sur les berges de notre fragile Saint-Laurent en hiver? « En tant qu’humain, tout ce que j’ai fait hier m’influencera demain », dit-il avec justesse. « Il s’agira maintenant de regarder les choses avec le même esprit, mais pas avec le même oeil », termine-t-il avec philosophie. Pour ce provocateur d’émotions, la tâche sera peut-être ardue, mais sans nul doute s’y appliquera-t-il avec la même ardeur que lorsqu’il n’était encore qu’un gamin…
Avril 2013
Une entrevue faite à Buenos Aires par Magdalena Arnoux de la Radio Argentina al Exterior (RAE), en français, le 26 avril 2013.
2010
Avril 2010
Dos fotógrafos, dos visiones, une entrevue menée par Paloma Martínez à Radio-Canada International, en espagnol, le 1er avril 2010.

Mars 2010
HOMMAGE PHOTOGRAPHIQUE À LA VILLE DE QUÉBEC
Le photographe François-Régis Fournier, coauteur de l’exposition Hommage photographique à la ville de Québec pour le 400e anniversaire de sa fondation- Deux regards sur Québec, nous parle de cette collection de photos présentée du 8 au 20 mars 2010, dans le cadre du mois de la francophonie, à l’Alliance française de Buenos Aires, en Argentine.
Tam-Tam Canada, émission de Radio-Canada International du 17 mars 2010. Écouter la première partie.
Janvier 2010
Se jouer des frontières, Odile Tremblay Le Devoir, Montréal, le 9 et 10 janvier 2010.
NOTE de FRF: C’est un article sur la pièce de Julie Vincent, Le Portier de la gare Windsor où j’ai travaillé comme photographe de scénographie, ce que mentionne l’auteure de l’article.
2008
Septembre 2008
Danza y Panza, Susana Artal, La Nación, Buenos Aires, le 27 septembre 2008.
NOTE de FRF: Un coup de chapeau aux contacts interculturels.
Août 2008
Tango pour une fleur de lys, Odile Tremblay Le Devoir, Montréal, le 9 août 2008.
NOTE de FRF: Un hommage à ma grande amie et collaboratrice indéfectible, ADRIANA RAMPONI .
2006
Décembre 2006
Imágenes de dos mundos, Susana Artal, La Nación, Buenos Aires, le 3 décembre 2006.
Chronologie de l’ensemble des événements, sous Expos
*Travail comme commissaire d’exposition, diaporamas divers, publications de photos dans des livres et des revues.
*Travail au théâtre avec le groupe Singulier Pluriel
*Travail en danse avec le chorégraphe et danseur Jean-Martin Bernier